Les éoliennes ne font pas que tuer des chauves-souris

Produire de l’énergie grâce à des éoliennes, ça limite les émissions de gaz à effet de serre. Mais est-ce vraiment si « vert » que ça ? Les chercheurs continuent de poser la question. En Allemagne, notamment, où de nombreuses éoliennes ont récemment été implantées. Et où les comptages semblent montrer que chaque année, une dizaine de chauves-souris meurent pour chaque éolienne en fonctionnement.

%C2%AB%E2%80%89le%20probl%C3%A8me%20est%20dans%20le%20ressenti%E2%80%89%C2%BB</em>" target="seemore">Énergie éolienne, ses effets sur la biodiversité et la santé : « le problème est dans le ressenti »

Une dizaine de chauves-souris, ce n’est pas grand-chose, pourrait-on opposer. Certes. Mais multiplié par le nombre toujours croissant d’éoliennes installées – quelque 30.000 pour l’heure –, ça commence à compter. Surtout, aujourd’hui, des chercheurs du Leibniz Institute for Zoo and Wildlife Research (Allemagne) avancent que la disparition de ces chauves-souris a des conséquences potentiellement importantes sur le reste de la biodiversité.

Pour réduire la mortalité des chauves-souris, les dernières éoliennes installées sont arrêtées pendant les périodes de forte activité de ces dernières. La mortalité semble ainsi avoir chuté à seulement un ou deux individus par an et par éolienne. © photok21, Adobe Stock
Pour réduire la mortalité des chauves-souris, les dernières éoliennes installées sont arrêtées pendant les périodes de forte activité de ces dernières. La mortalité semble ainsi avoir chuté à seulement un ou deux individus par an et par éolienne. © photok21, Adobe Stock

Des éoliennes mises à l’arrêt

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié le contenu stomacal de spécimens de noctules – Nyctalus noctula, une chauve-souris à grandes oreilles – tués par des éoliennes. Or 20 % des espèces d’insectes – comme le charançon du châtaignier – que les chasseuses avaient mangés peu avant sont considérées comme nuisibles pour l’agriculture et la foresterie. Les scientifiques concluent que la perte de chauves-souris perturbe les chaînes alimentaires existantes. De manière à potentiellement augmenter le nombre de ravageurs. Et même donner envie de recourir à la lutte chimique.

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