"Énormément de choses contredisent la version des policiers", estime la veuve de Cédric Chouviat, un an après la mort du chauffeur-livreur

Delphine Gotchaux
·1 min de lecture

Une marche blanche est organisée dimanche en hommage à ce livreur, mort pendant un contrôle de police à Paris, le 3 janvier 2020.

C'était il y a un an. Cédric Chouviat, chauffeur-livreur de 42 ans et père de quatre enfants, trouvait la mort pendant un contrôle de police à Paris, le 3 janvier 2020. Dans cette affaire, trois des quatre policiers présents lors du contrôle ont été mis en examen pour homicide involontaire en juillet 2020. La famille de Cédric Chouviat estime que cette qualification pénale est trop légère.

Une reconstitution acoustique à venir

Pendant 22 secondes, Cédric Chouviat, plaqué à terre avec son casque de moto sur la tête, répète à sept reprises "j'étouffe". Devant les juges, les policiers ont affirmé ne pas avoir entendu ces mots, couverts ont-ils expliqué par le bruit "ambiant et les klaxons".

Une reconstitution acoustique doit avoir lieu prochainement, pour déterminer si les fonctionnaires ont pu ou non entendre la supplique du père de famille. Dans tous les cas, estime sa femme, Doria Chouviat, ils auraient déjà dû être suspendus de leurs fonctions : "C'est carrément pas normal, parce qu'ils n'ont pas leur place dans la police. Aujourd'hui il y a énormément de choses qui contredisent complètement la version des policiers."

"Avec une fracture du larynx, avec Cédric qui a dit à sept reprises qu'il étouffait, ils devraient être plus que suspendus."

Doria Chouviat

à (...)

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