Énergie: le patron des députés Les Républicains veut une commission d'enquête sur le nucléaire

Olivier Marleix, député et président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale, arrive pour une rencontre avec Elisabeth Borne à l'hôtel Matignon, le 28 juin 2022 à Paris - Thomas COEX © 2019 AFP
Olivier Marleix, député et président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale, arrive pour une rencontre avec Elisabeth Borne à l'hôtel Matignon, le 28 juin 2022 à Paris - Thomas COEX © 2019 AFP

"La fermeture de Fessenheim n’est que la partie émergée de l’iceberg." Dans un entretien au Figaro, Olivier Marleix, président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, affirme que lui et ses collègues vont "demander une commission d'enquête" sur le sujet du nucléaire. "Il faut à la fois établir les responsabilités de ce désastre et identifier les moyens de rebâtir sans attendre notre souveraineté énergétique", estime-t-il.

La France compte des 56 réacteurs nucléaires, mais 32 d'entre eux sont à l'arrêt pour maintenance ou problème de corrosion. Une situation critiquée par Emmanuel Macron ce lundi: le chef de l'État s'en est pris -sans le citer- au patron d'EDF Jean-Bernard Levy.

"EDF promet de remettre en service 40 GW d’ici la fin décembre et dix de plus d’ici la fin de l’hiver, mais cet objectif est très optimiste", estime de son côté Olvier Marleix.

"Dix ans de renoncement"

Selon lui, François Hollande et Emmanuel Macron "ont une responsabilité immense devant la nation et les Français", dénonçant "dix ans de renoncement pendant lesquels on n’a lancé aucun projet nouveau."

"Nous avons une technologie en or, qui nous assurait une énergie propre et bon marché, nous l’avons sacrifiée au nom d’un accord électoral PS-Verts en 2011: l’échange de 15 circonscriptions législatives contre la fermeture de 24 réacteurs nucléaires!" lance Olivier Marleix.

Le patron des députés LR demande au gouvernement de réviser la programmation pluriannuelle de l’énergie, car "la loi prévoit toujours la fermeture de 12 réacteurs nucléaires!"

"Le président de la République a tenu un discours très opportuniste à Belfort en février dernier pour annoncer la création de nouveaux EPR. Mais que s’est-il passé depuis? Rien", déplore Olivier Marleix.

Enfin, concernant les règles européennes du prix de l’électricité, le député estime que "tout est à revoir." " Si la France doit choisir un sujet de bras de fer en Europe c’est celui du nucléaire d’EDF. La Commission doit renoncer à son rêve de démantèlement", explique-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com