Énergie : cet échange gaz/électricité entre la France et l'Allemagne est-il vraiment un tournant ?

Lors d'une conférence de presse lundi, Emmanuel Macron a annoncé que la France s'engagerait à fournir davantage de gaz à l'Allemagne . En échange, Berlin mobilisera ses centrales pour exporter de l'électricité vers la France en cas de besoin.

Aujourd’hui, l'Hexagone ne produit que 80% de l’électricité qu’elle consomme chaque jour en raison de la mise à l’arrêt des 32 réacteurs nucléaires. La production d’électricité par les centrales est amoindrie et le pays doit donc importer les 20% restant. Il se tourne ainsi vers l’Angleterre, l’Espagne, la Belgique, la Suisse et… l’Allemagne.

La solution du gaz naturel liquéfié

 

"C’est essentiellement une électricité produite à partir de charbon. C’est la pire énergie possible", commente Thierry Bros, spécialiste des questions énergétiques. "ce qu’on voit là, c’est dix ans d’incurie énergétique", ajoute-t-il. Pour le gaz , le constat est identique. Du gaz transite déjà par la France avant d’être acheminé vers l’Allemagne. Il s’agit de gaz naturel liquéfié, c'est-à-dire transformé en liquide pour être transporté avant d’être regazéifié à sa livraison. Sous cette forme liquide, la quantité de gaz transportée est multipliée par 600.

 

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Mais pour ce faire, des terminaux méthaniers sont nécessaires. La France en possède quatre alors que l’Allemagne n’en dispose d'aucun. Or, pour faire tourner son industrie et remplir ses réserve...


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