Émue par le sort d'un livreur à vélo septuagénaire, elle récolte de l'argent pour lui

·2 min de lecture

Un retraité 76 ans qui livre des repas à vélo la nuit à Montpellier a ému une jeune femme qui a ouvert une cagnotte en ligne pour l'aider à financer un fauteuil roulant pour son épouse handicapée. En quelques jours, celle-ci a dépassé les 17 000 euros. 

On ne connaît pas son prénom et il ne cherche pas la lumière. Il est un retraité de 76 ans qui, pour joindre les deux bouts et financer un fauteuil roulant à son épouse, enfourche sur son vélo pour livrer des repas à des particuliers entre 18 heures et minuit, 7 jours sur 7 à Montpellier. La journée, cet ancien infirmier la passe à s'occuper de sa femme, gravement handicapée. C'est le «Midi Libre» qui s'était fait pour la première fois l'écho de l'histoire de ce «papi livreur» en 2019.

Cet article est tombé entre les mains de Lisa, une jeune femme de 28 ans, qui avait déjà aperçu le septuagénaire dans les rues de Montpellier et avait été «interpellée de voir un homme de cette tranche d'âge faire de la livraison de repas», écrit-elle dans le texte de la cagnotte en ligne qu'elle a lancée il y a peu pour aider l'homme à financer le fauteuil roulant de sa femme. «Le déclencheur de cette initiative vient de quelques semaines en arrière quand j'ai vu passer Pierre et son vélo en bas de chez moi assez tard dans la soirée», explique encore celle qui s'inquiète aussi de voir le livreur continuer de travailler pendant la crise sanitaire du Covid-19 alors qu'il «fait partie des personnes les plus sensibles». Ce mardi à la mi-journée, plus de 17 200 euros ont été récoltés pour le retraité grâce à cette initiative.

Ses enfants ne savent rien de son activité nocturne

Dans les colonnes de «Midi Libre» en 2019, l'homme avait expliqué que ses revenus avaient été divisés par deux après sa retraite. «Comme je n’avais pas envie de risquer d’avoir des impayés ou des charges, l’idée de livrer des repas via une plateforme internet s’est imposée. Et pour ça, j’avais juste besoin d’un vélo», avait-il confié. Ses enfants ne savent rien de(...)


Lire la suite sur Paris Match