Émoi au Royaume-Uni, où un homme a reconnu des dizaines d'agressions sexuelles sur des cadavres

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Photographie diffusée par la Kent police montrant David Fuller, auteur de deux meurtres et de dizaines de viols de cadavres  - Kent Police / AFP
Photographie diffusée par la Kent police montrant David Fuller, auteur de deux meurtres et de dizaines de viols de cadavres - Kent Police / AFP

De l'aveu du parquet britannique, il s'agit d'une affaire "sans précédent dans l'histoire judiciaire" du pays. Entre 2008 et 2020, David Fuller, électricien de 67 ans dans plusieurs hôpitaux, a abusé sexuellement de dizaines de cadavres dans des morgues auxquelles il avait accès du fait de son travail. Des sévices qu'il photographiait et filmait, preuves qui ont servi à la police à retracer ce long parcours criminel.

Le sexagénaire a été arrêté fin 2020, après une avancée permise par les analyses ADN. Les enquêteurs ont pu remonter jusqu'à lui dans une affaire de meurtre de deux jeunes femmes de 20 et 25 ans en 1987 dans le Kent, région du sud-est du Royaume-Uni. Les deux victimes, asphyxiées, avaient été agressées sexuellement après leur mort.

Des aveux

Les recherches à son domicile ont permis de retrouver des disques durs "révélant des preuves d'infractions sexuelles prolifiques d'un genre qu'aucun tribunal britannique n'avait jamais vu auparavant", a déclaré dans un communiqué le parquet britannique. Sur les photos et vidéos, l'homme commet des actes d'agressions sexuelles sur des cadavres féminins, d'âges très divers.

Entre 2008 et 2020, David Fuller "s'est filmé et photographié en train d'abuser sexuellement des corps de dizaines de femmes et filles dans deux morgues de l'hôpital de Tunbridge Wells", indiquait alors le parquet britannique.

Lors de son procès, le 4 novembre dernier, David Fuller a reconnu le meurtre des deux jeunes femmes et a plaidé coupable de 51 autres infractions, dont 44 relatives à des agressions post-mortem. La chaîne Sky News a notamment diffusé un extrait de son interrogatoire, au cours duquel il a duquel il admet les faits Les enquêteurs estiment toutefois à au moins 100 le nombre de ses victimes potentielles, dont 81 ont pu être identifiées.

Les "excuses" du ministre de la Santé

L'affaire, qui émeut le pays, a fait réagir jusqu'au gouvernement. Devant le Parlement, le ministre britannique de la Santé Sajid Javid a présenté ses "excuses aux amis et familles de toutes les victimes".

Soulignant qu'aucune excuse "n'enlèvera la douleur et la souffrance causées par ces infractions", Sajid Javid a affirmé que "nous avons le devoir d'examiner en détail ce qui s'est passé et s'assurer que cela ne se reproduise jamais".

Une enquête "indépendante" a ainsi été ouverte ce lundi, pour "aider à comprendre comment ces infractions ont pu se produire sans être détectées dans le passé", "identifier où des mesures précoces de la part du centre hospitalier où les faits se sont produits auraient dû être prises" pour en tirer des enseignements au niveau national.

Article original publié sur BFMTV.com

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