Les émissions réelles de CO2 dans le monde sont 3 fois plus importantes que celles déclarées

Climate Trace, c’est avant tout un outil numérique recensant plus de 72 000 sites à travers le monde et évaluant leurs émissions de gaz à effet de serre grâce à des données satellitaires qui sont analysées par des procédés d’intelligence artificielle. Si cet outil a été à l’origine financé par un don de Google, il est géré par un ensemble international de laboratoires publics, d’entreprises et d’ONG. Climate Trace se base ainsi sur des observations réelles, et non pas sur des chiffres fournis par les différentes industries. L’objectif est ainsi d’avoir un aperçu le plus clair possible des sites émettant le plus de gaz à effet de serre, en contournant le biais induit par le greenwashing et les fausses déclarations. Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, s’est d’ailleurs félicité de l’arrivée de ce nouvel outil, dont le site Internet a été lancé ce mercredi 9 novembre. Car dans un souci de transparence, les données recueillies par Climate Trace sont en effet accessibles au grand public, via une carte interactive mondiale. Les données seront mises à jour tous les mois dans un premier temps, puis toutes les semaines.

Les 14 sites les plus polluants sont tous des sites d’extraction de gaz ou de pétrole

Via les données de 300 satellites appartenant à la Nasa, à l’ESA, mais aussi au programme chinois Gaofen, ce sont de nombreux secteurs qui sont ainsi surveillés de près : industrie minière, industrie lourde, production d’énergie, agriculture, transport, gestion des déchets… Aux données satellitaires s’ajoutent plus de 11 000 capteurs physiques à terre et en mer, et de multiples bases de données.

Et les mauvais élèves se sont...

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