Émeutes en Nouvelle-Calédonie : « Des scénarios connus pendant la guerre d’Algérie… »

Ça dégénère - Entre « milices loyalistes armées », « logique émeutière » et « pacification coloniale », la situation en Nouvelle-Calédonie inquiète. L’Etat pointe, lui, le rôle de la CCAT, qualifiée de « groupe mafieux », par Darmanin, et envoie l’armée

Au moins trois Kanaks et deux gendarmes sont morts ces dernières quarante-huit heures dans des pillages et affrontements entre habitants et forces de l’ordre, soutenus par des milices loyalistes en Nouvelle-Calédonie. Une situation qualifiée « d’insurrectionnelle » mercredi, par Louis Le Franc, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.

Celle-ci a commencé à dégénérer ce mardi, après des blocages à l’appel de la CCAT commencés il y a dix jours, un mois après une manifestation qui avait réuni, selon ses organisateurs, 50.000 personnes, soit près de quart de la population de l’île. La CCAT réclame l’abandon du projet de réforme du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, qui verrait le poids des populations autochtones diminué dans les élections locales, et qui a été voté ce mardi soir par l’Assemblée nationale.

« Des voyous », a dit Louis Le Franc ; « un groupe mafieux » a pour sa part lancé Gérald Darmanin ministre de l’Intérieur et des Outre-mer qui considère la CCAT comme « le bras armé du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) ». La CCAT pour Cellule de coordination des actions de terrain, est un regro(...) Lire la suite sur 20minutes

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