Émeutes au Kazakhstan: l'UE "très préoccupée" par la crise et l'arrivée d'aide militaire extérieure

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Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell arrive à un sommet des dirigeants européens à Bruxelles, le 16 décembre 2021 - Kenzo Tribouillard © 2019 AFP
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell arrive à un sommet des dirigeants européens à Bruxelles, le 16 décembre 2021 - Kenzo Tribouillard © 2019 AFP

Ce jeudi, la situation restait encore extrêmement instable au Kazakhstan. Quelques jours après le début de violentes émeutes ayant pour objet l'augmentation du prix du gaz et une profonde défiance face au régime en place, de violents affrontements ont fait plusieurs dizaines de morts du côté des manifestants. Mercredi, le gouvernement a fait appel à Moscou et ses alliés de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) ont envoyé ce jeudi l'envoi d'une "force collective de maintien de la paix" dans le pays.

Un appel qui inquiète l'Union européenne. Ce jeudi, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, s'est dit "très préoccupée" par l'évolution de la situation dans le pays d'Asie centrale et l'envoi d'une aide militaire extérieure rappelle "des situations à éviter."

"Grande inquiétude quant à l'évolution de la situation au Kazakhstan. L'aide militaire extérieure rappelle des situations à éviter", a-t-il déclaré sur son compte Twitter, après l'envoi de "forces de maintien de la paix" au Kazakhstan par la Russie et ses alliés de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC).

L'ONU réagit

Plus tôt dans la journée, la cheffe de l'ONU aux droits de l'homme a appelé jeudi toutes les parties en conflit au Kazakhstan à "s'abstenir de toute violence" et a réclamé une "résolution pacifique".

"Les gens ont le droit de manifester pacifiquement et de s'exprimer librement. Par ailleurs, les manifestants, quelle que soit leur colère ou leur mécontentement, ne doivent pas recourir à la violence", a déclaré Michelle Bachelet dans un communiqué, demandant que soient libérées les personnes "détenues uniquement pour avoir exercé leurs droits de manifester pacifiquement".

Côté français, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a appelé les parties impliquées dans la crise à faire montre de "modération."

Article original publié sur BFMTV.com

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