Les élus macroniens pris pour cible

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Menaces, insultes, intrusions, permanences ou domiciles murés… Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, près d’une soixantaine de parlementaires de la majorité ont été pris à partie.

C’est devenu une sorte de bulletin quotidien. Des photos de permanences ou de domiciles dégradés ou tagués, des captures de menaces, d’insultes - parfois sexistes, racistes, homophobes, antisémites -, publiées sur Twitter ou Facebook par des députés de la majorité, sous lesquels défilent les messages de soutien de leurs collègues LREM et Modem. Le 4 janvier, Jean François Mbaye mettait en ligne une lettre adressée «au noir de service» par un anonyme se répandant en injures racistes et concluant par un «tu vas mourir». Dimanche, Patricia Gallerneau (Modem), après avoir été menacée «de plasticage comme en Corse», postait des photos de sa maison murée dans la nuit. Lundi, Aurore Bergé dévoilait un courrier assurant vouloir lui faire «la chatte au fer chaud» avant de la «décapiter» tandis qu’une missive semblable prédisait à Marie Lebec qu’elle serait «pendue». Mardi, la vitrine de la permanence d’Agnès Thill était brisée. Jeudi, celle de Bruno Studer était recouverte d’un «Macron pute à juifs» et de croix celtiques. La petite parenthèse des vacances de Noël refermée, les violences et intimidations visant les parlementaires macroniens depuis le début de l’épisode gilets jaunes, ont repris de plus belle. En deux mois, près d’une soixantaine ont été pris pour cible. «Je suis depuis vingt-cinq ans en politique, élue depuis six ans. J’ai toujours vu des "perles" mais jamais autant de menaces sur autant de députés en si peu de temps», note Barbara Pompili (ex-EE-LV), dont la permanence a été détériorée.

Coups de fusil

Comme elle, certains ont vu leurs locaux vandalisés, peinturlurés de jaune ou d’injures : «Macron dernière sommation», «dégage», «traîtres», «démissionne FDP». D’autres ont reçu des courriers, contenant une balle et la mise en garde «la prochaine fois, tu te la (...)

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