En élisant quatre députés du Rassemblement national sur cinq, l’Eure a changé d’ère

© Michel Le Moine / Divergence pour le JDD

L’Eure a laissé éclater sa rancœur. Dans ce département de Normandie, fief historique du centre-droit, quatre des cinq circonscriptions sont tombées dans l’escarcelle du Rassemblement national (RN) au soir du second tour des législatives , le 19 juin. Comme un symptôme aigu de l’amertume qui traverse les vallées de l’Avre et de l’Eure, cette vague a balayé sur son passage l’ensemble des députés sortants, tous élus sous l’étiquette de La République en marche en 2017. Ici comme dans nombre d’autres territoires ruraux de France, les résultats des législatives ont confirmé l’enracinement du vote RN dans les petits bourgs, où la crainte du déclassement s’est exprimée massivement dans les urnes.

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Notre département, c’est une France en miniature

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« Notre département, c’est une France en miniature, analyse François Ouzilleau, maire de Vernon et candidat déçu d’Ensemble dans la 5e circonscription de l’Eure (49,37 %). Vous avez d’un côté une ville comme Vernon, qui est très urbaine et liée à Paris. De l’autre, des territoires plus ruraux, où l’enclavement et le déclassement économique ont favorisé le vote RN. »

La densité médicale la plus faible de France

Cette fracture, les habitants de ce coin de Normandie en subissent de plein fouet les conséquences. Dans l’Eure, prise en étau entre une capitale, Paris, et une métropole, Rouen, le sentiment d’abandon affleure de toutes parts. Avec 94 médecins pour 100 000 habitants, le département est celui où la densité médicale est la plus faible...


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