Élisabeth II, une fortune royale, un héritage complexe

photo JOHN SIBLEY/REUTERS

Si le monde entier a les yeux rivés sur le Royaume-Uni et son royal deuil, “il convient également d’examiner l’état d’une fortune de quelques milliards de dollars qui va également changer de mains”, observe The New York Times.

“Sa Majesté laisse derrière elle plus de 500 millions de dollars de biens personnels issus de ses soixante-dix ans sur le trône et dont le prince Charles héritera lorsqu’il sera couronné roi”, a compté Fortune.

Toutefois, “la fortune de la reine et ce qu’il en advient est complexe”, note le magazine d’affaires américain. “L’analyse de l’empire financier de la famille royale n’est pas simple”, abonde le grand quotidien new-yorkais. Le magazine Forbes estimait les avoirs de la couronne à 28 milliards de dollars (27,9 milliards d’euros) l’an dernier, ce qui fait “probablement des Windsor l’une des deux familles les plus riches de Grande-Bretagne”, précise le journal.

L’“entreprise familiale”

Cette somme comprend Buckingham Palace et les joyaux de la Couronne, mais aussi “de vastes étendues de terrains”, immeubles de bureaux, terrains de cricket ou terres agricoles “aux confins de la Grande-Bretagne”. Une grande partie est en fait “propriété de la Royal Firm”, souligne Fortune, ce que le roi George VI et le prince Philip appelaient l’“entreprise familiale”.

La fortune de la famille royale se répartit entre trois types de biens. Le plus gros morceau, c’est le “domaine de la Couronne”, un portefeuille immobilier de 16,5 milliards de livres sterling (19 milliards d’euros), qui a rapporté “327,8 millions de livres” (378 millions d’euros) l’an passé, explique le New York Times. Les Windsor cèdent l’intégralité de ces revenus à l’État britannique, qui, en contrepartie, leur verse 25 % des bénéfices sous forme d’une allocation annuelle. La ‘sovereign grant’ sert à financer les fonctions royales et l’entretien de plusieurs palais”. En 2021 et 2022, cette allocation a été fixée à “un peu plus de 86 millions de livres” (99 millions d’euros), note Fortune.

1 milliard pour William

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :