Élisabeth Borne remet la réforme des retraites sur la table et suscite l'ire de l'opposition

Lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale, Élisabeth Borne a été huée lorsqu'elle a confirmé l'intention du gouvernement de réformer les retraites.

ASSEMBLÉE - Temps de tempête dans l’hémicycle. Lors de son discours de politique générale ce mercredi 6 juillet à l’Assemblée nationale, la Première ministre Élisabeth Borne a remis sur la table le sujet de la réforme des retraites.

″Pour la pérennité de notre système de répartition, oui, nous devrons travailler progressivement un peu plus longtemps! Notre pays a besoin d’une réforme de son système des retraites qui ne sera pas uniforme. Elle ne sera pas uniforme et devra prendre en compte les carrières longues”, a promis la cheffe du gouvernement précisant que cette réforme serait menée “dans la concertation avec les partenaires sociaux, en associant les parlementaires le plus en amont possible”.

Une déclaration qui a provoqué un vive tollé dans les rangs de l’opposition de gauche, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

Tentant de continuer sur sa lancée, Élisabeth Borne a néanmoins été interrompue à nouveau par des huées. Forcée de s’arrêter avant de pouvoir reprendre la parole, la Première ministre s’est tournée vers le perchoir et Yaël Braun-Pivet afin qu’elle intervienne. “S’il vous plaît, mes chers collègues, laissez la première ministre continuer”, est finalement intervenue la présidente de l’Assemblée nationale.

Une “ligne rouge” pour l’opposition

Sur les réseaux sociaux, les élus de l’alliance NUPES sont immédiatement monté au créneau contre cette réforme annoncée, à l’instar du communiste Fabien Roussel, qui dénonce une “ligne rouge” franchie, ou encore de l’élue LFI de la Seine-Saint-Denis Raquel Garrido, qui commente: “JAMAIS”. Alexis Corbières ou encore Danielle Simonnet leur ont également emboîté le pas sur les réseaux sociaux.

Dans un entretien accordé à l’AFP, fin juin, Emmanuel Macron a redit sa volonté de mener à bien cette réforme, qui avait déjà fortement mobilisé contre elle via des grèves en décembre 2019. Dans cette interview, le chef de l’État jugeait notamment que la réforme de retraites et la réforme vers le plein-emploi constituent “les deux grandes réformes que nous devons conduire dans la concertation, sans totem ni tabou, mais en gardant un cap d’ambition”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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