Élisabeth Borne rattrapée par le train Perpignan-Rungis

Alexandre Boudet
Le maintien de la ligne Perpignan-Rungis fait régulièrement l'objet de manifestation comme ici, le 20 juin dans la préfecture des Pyrénées-Orientales.

ÉCOLOGIE - Si elle grimpe d’un coup dans l’ordre protocolaire en étant propulsée numéro deux du gouvernement, Elisabeth Borne garde avec elle les dossiers qu’elle gérait comme ministre des Transports.

Promue mardi 16 juillet ministre de la Transition écologique et solidaire, l’ex-patronne de la RATP conserve en effet tous les dossiers chauds dont elle s’occupait. A commencer par la gestion du “train de primeurs”, une ligne reliant Perpignan au marché de Rungis où sont livrées chaque jour des tonnes de nourriture fraîche (160.000 par an).

Ce train est en sursis depuis plusieurs mois et l’idée de son remplacement par la circulation de milliers de camions sur la route vaut à la successeure de François de Rugy une bonne dose de critiques, à l’image de ce tweet du PCF. 

Le 12 juillet, Elisabeth Borne avait assuré que “très clairement, ce train roulera la semaine prochaine et il roulera aussi longtemps qu’il y aura des marchandises à transporter”. Seulement la société Primever qui loue le train pour faire monter les fruits et légumes en provenance d’Espagne et du Maroc vers Paris avait été informée il y a quelque temps par la SNCF que le train ne circulera plus à compter de la mi-juillet.

L’interruption après trois jours de vide

Résultat, depuis le 15 juillet, le train circule, mais plusieurs sources assurent qu’il est vide ce qui lui vaut le surnom de “train fantôme”. L’AFP affirme que même la direction de la SNCF assume de faire circuler le train à vide pour montrer qu’elle n’est pas la partie bloquante du dossier. Le journal local L’Indépendant écrivait même lundi que les marchandises avaient embarqué dans des camions au moment où le train partait pour Paris.

Après trois jours de trajet à vide, il a finalement été décidé ce mercredi d’interrompre la circulation. “La liaison à...

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