Élisabeth Borne (beaucoup) moins populaire que Jean Castex et Édouard Philippe - EXCLUSIF

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Élisabeth Borne photographiée à Brunoy le 2 juin (Photo: STEPHANE DE SAKUTIN via AFP)
Élisabeth Borne photographiée à Brunoy le 2 juin (Photo: STEPHANE DE SAKUTIN via AFP)

Élisabeth Borne photographiée à Brunoy le 2 juin (Photo: STEPHANE DE SAKUTIN via AFP)

POLITIQUE - On ne peut pas parler d’une chute de popularité, puisque c’est la première fois que celle-ci est mesurée depuis son arrivée à Matignon. Mais le signal n’est pas forcément très positif pour la Première ministre. Selon le baromètre réalisé par YouGov pour Le HuffPost, Élisabeth Borne démarre avec une cote bien plus faible que celles affichées par ses prédécesseurs sous Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Jean Castex.

L’ancienne ministre du Travail entame sa mission de cheffe du gouvernement avec seulement 20% d’opinions favorables. Soit dix points de moins que les deux Premiers ministres précédents, qui affichaient respectivement une cote à 30 et 31% après leurs nominations. “Ceci s’explique notamment par une grande part de Français qui n’ont pas encore d’opinion”, observe YouGov, soulignant que 37% des sondés ne se prononcent pas.

Dans le détail, la Première ministre recueille 13% d’opinions favorables auprès des sympathisants de la NUPES, 62% chez ceux de LREM et 6% auprès des électeurs du Rassemblement National. Ci-dessous, l’évolution de la popularité du couple exécutif depuis 2017.

Popularité Emmanuel Macron / premier ministre
Infogram

Quant à Emmanuel Macron, il voit sa cote stagner à 31% d’opinions favorables au mois de juin, ce qui confirme que le chef de l’État ne bénéficie d’aucun ”état de grâce” depuis sa réélection. Bien au contraire. Sa cote a même chuté de cinq points au mois de mai. Des chiffres qui sanctionnent les premiers pas timides de son second quinquennat, qui ont davantage été marqués par des polémiques, du fiasco du Stade de France à l’embarrassant dossier Damien Abad, que par des annonces répondant aux préoccupations des Français.

D’autant que ce ne sont pas les sujets urgents qui manquent, de la brûlante question du pouvoir d’achat aux pressants enjeux liés au climat. Une impression de flou que sa volonté de mettre sur pied un Conseil national de la refondation pour répondre à ces enjeux n’a manifestement pas réussi à dissiper, pas plus que son arrivée tardive dans la campagne des élections législatives.

Ce qui se ressent par ailleurs sur la perception de l’action gouvernementale. “Ce mois-ci, 25% des Français jugent favorablement l’action du gouvernement contre 29% le mois dernier”, note YouGov, qui mesure sur le mois une baisse de sept points sur la proportion de sondés estimant que “le gouvernement va de l’avant et propose des mesures modernes”. Une forme d’avertissement à deux jours du premier tour des élections législatives.

Enquête réalisée du 6 au 7 juin 2022 auprès de 1030 personnes représentatives de la population nationale âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. En partenariat avec:

À voir également sur Le HuffPost: Abad, Darmanin... La colère féministe contre le “gouvernement de la honte”

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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