Élisabeth Borne appelle le PSG à « prendre pleinement conscience » de la crise climatique

Elisabeth Borne le 2 septembre 2022. (Photo by Raphael Lafargue / POOL / AFP)
RAPHAEL LAFARGUE / AFP Elisabeth Borne le 2 septembre 2022. (Photo by Raphael Lafargue / POOL / AFP)

RAPHAEL LAFARGUE / AFP

Elisabeth Borne le 2 septembre 2022. (Photo by Raphael Lafargue / POOL / AFP)

POLITIQUE - Sur les enjeux climatiques, « le PSG est un peu en retard », a taclé Agnès Pannier-Runacher ce mardi 6 septembre, après la tempête déclenchée par l’entraîneur du PSG Christophe Galtier et le joueur Kylian Mbappé sur les modes de transport du club. Quelques heures plus tard, la cheffe du gouvernement en a rajouté une couche, accentuant encore la pression de l’exécutif sur le club, ainsi que sur le foot professionnel en général.

Élisabeth Borne a appelé les footballeurs de Ligue 1 à « prendre pleinement conscience » de la crise climatique. « Je pense qu’il est important qu’ils réalisent dans quel monde on est, qu’ils prennent conscience qu’il y a une crise climatique qui n’est plus une hypothèse pour demain mais qui est une réalité maintenant », a déclaré la Première ministre en marge de l’inauguration d’un commissariat à Paris.

Sur la même ligne, la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher avait estimé un peu plus tôt que la réaction de Christophe Galtier et Kylian Mbappé n’était « pas à la mesure du sujet du réchauffement climatique ». « J’invite sincèrement le PSG à se saisir très sérieusement de ce sujet parce que les Français ne comprendraient pas que certains s’estiment au-dessus du réchauffement climatique et ne daignent pas prendre leur part de cet effort collectif », a-t-elle souligné lors d’un point presse sur le plan de sobriété.

« Il ne doit y avoir aucun secteur qui échappe à la décarbonation »

La veille, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra avait elle aussi regretté la mauvaise plaisanterie du coach parisien. Selon les informations de RMC Sport, elle a échangé ce mardi avec la direction du PSG. Des « discussions constructives sur les engagements et les ambitions du club sur la transition écologique », précisent nos confrères.

La direction du PSG était déjà en discussion avec la SNCF pour permettre les déplacements des joueurs par voie ferroviaire. Aucun accord n’a pu être officialisé jusqu’ici, mais la polémique aura peut-être au moins le mérite d’accélérer les choses. « Le PSG est un peu en retard et c’est ce qu’ils ont démontré hier. Mais nous cherchons à embarquer le maximum de personnes » dans la lutte contre le réchauffement climatique, a souligné Agnès Pannier-Runacher.

Saisissant la balle au bond, le patron de l’Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas a promis au micro de BFMTV de « tout faire (...) pour qu’il y ait moins de consommation et que, quand on peut éviter l’avion, on puisse prendre le train ou le car ».

Au-delà du club parisien, Agnès Pannier-Runacher a cependant tenu à féliciter « toutes les fédérations sportives qui sont engagées aujourd’hui [contre le réchauffement climatique]. L’essentiel des transports dans le monde sportif sont plutôt faits par car et train », a d’ailleurs souligné Agnès Pannier-Runacher.

Elle s’est aussi félicitée du « changement de perception de l’ensemble de la population ». La réaction de Christophe Galtier « n’aurait suscité aucune question il y a trois ans », a-t-elle affirmé. Alors que le gouvernement multiplie les appels à la « sobriété » et que les Français vivent avec la crainte de coupure d’électricité cet hiver, la réponse ironique de Christophe Galtier s’est répandue comme une traînée de poudres sur les réseaux sociaux. Seuls certains élus de droite, comme Bruno Retailleau et Éric Ciotti, ont volé à la rescousse de l’entraîneur.

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