« Les élections ont toujours été compliquées en Somalie »

Propos recueillis par Marlène Panara
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Le président Mohamed Abdullahi Mohamed, surnommé Farmajo, est dans une bien mauvaise passe depuis que son mandat s’est officiellement achevé dimanche 7 février, sans que des élections aient pu se tenir en raison du climat d’instabilité et des attaques terroristes à répétition perpétrées par le groupe djihadiste shebab.
Le président Mohamed Abdullahi Mohamed, surnommé Farmajo, est dans une bien mauvaise passe depuis que son mandat s’est officiellement achevé dimanche 7 février, sans que des élections aient pu se tenir en raison du climat d’instabilité et des attaques terroristes à répétition perpétrées par le groupe djihadiste shebab.

Le 8 février devait être un jour de vote pour la Somalie. Mais, à la place du scrutin, le pays fait face aujourd'hui à une crise politique d'ampleur. La veille, le président Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmaajo, a été jugé, « illégitime » par l'opposition, bloquant par là même le processus électoral. Acté le 17 septembre dernier par le chef de l'État, les cinq leaders régionaux et le maire de Mogadiscio, celui-ci prévoyait l'élection du chef de l'État par les deux chambres parlementaires. C'est au cours d'une session commune, fixée ce lundi, que les deux entités devaient élire le nouveau président pour quatre ans.

L'urgence de la situation a poussé le Conseil de sécurité de l'ONU à tenir, ce mardi, une réunion à huis clos. « Il y a encore de l'espace pour que les dirigeants somaliens se retrouvent et trouvent une solution politique qui préserve les institutions », a affirmé, lundi, le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric. Qu'en est-il vraiment ? La crise actuelle illustre-t-elle l'échec d'un système ? Dans ce contexte, quelles perspectives peut attendre la Somalie ? Omar Mahmood, spécialiste de la Somalie au sein d'International Crisis Group, répond au Point Afrique.

Le Point Afrique : La veille du scrutin, dimanche soir, l'opposition a jugé le président « illégitime » et « n'acceptera aucune forme d'extension de son mandat sous la pression », a-t-on appris dans un communiqué. Qu'est-ce qui a motivé cette décision et quelles sont ses conséque [...] Lire la suite