Élections régionales en France : les casse-têtes de LaREM

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À quatre mois des élections régionales, La République en Marche doit désigner ce vendredi deux nouveaux « chefs de file » pour les Hauts-de-France et pour Auvergne-Rhône-Alpes. LaREM avance prudemment : elle a peu de chance de gagner une région et doit résoudre des casse-têtes dans plusieurs endroits.

Le secrétaire d’État Laurent Pietraszewski dans les Hauts-de-France et le député Bruno Bonnell en Auvergne-Rhône-Alpes seront selon nos informations désignés ce vendredi « chefs de file » du parti présidentiel pour les régionales.

Mais attention « chef de file » en langage macroniste ne veut pas dire qu’ils seront à la fin tête de liste. Car La République en Marche doit se mettre d’accord avec les trois autres partis de la majorité. Et ça n’est pas toujours facile de s’entendre, même entre amis.

En Ile-de-France par exemple, le retrait du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer aiguise les appétits du MoDem.

Mais surtout, là où rien n'est tranché, c'est dans les régions où le Rassemblement national (RN) est fort. La majorité ne présentera pas des listes partout. Elle est prête à passer des accords avec des présidents de région sortants de droite jugés Macron-compatible, mais rien n'est encore fait et les récentes critiques virulentes de certains élus contre le gouvernement ne facilitent pas les choses.

Et puis, il y a le cas particulier des Hauts-de-France. Malgré le risque de l’extrême droite, le parti présidentiel n'a pas l'intention de se ranger derrière le sortant Xavier Bertrand, lui qui est un possible adversaire d’Emmanuel Macron à la prochaine présidentielle.

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