Les élections municipales sont-elles toujours synonymes de défaite pour la majorité ?

franceinfo

Le second tour des élections municipales se tient dimanche 28 juin. Pour Didier Guillaume, elles semblent perdues d'avance. Le ministre de l'Agriculture a déclaré, sur Cnews le 16 juin : "Toutes les majorités, tous les partis au pouvoir perdent les élections intermédiaires". Cette affirmation n’est pas totalement exacte, la cellule Vrai du Faux vous explique pourquoi.

Plusieurs contre-exemples ces dernières années

Le terme d’élections intermédiaires vient du système électoral américain, explique Martial Foucault, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) : "Ce sont les mid-terms aux Etats-Unis, qui sont toujours à mi-mandat présidentielle, où la tendance est de venir rééquilibrer le pouvoir en place." En France, les élections intermédiaires n’ont pas toujours ce rôle et n’interviennent pas nécessairement au milieu du mandat présidentiel.

En 1995, Jacques Chirac est président de la République et la droite majoritaire à l'Assemblée, et les élections municipales sont favorables à la droite. Mais le scrutin municipal est très proche de son élection à la tête de l’Etat, un mois plus tôt, et l’opinion publique reste très favorable à la droite.

Mais il y a d’autres contre-exemples sur les vingt dernières années. En (...)

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