Élections municipales : des passations de pouvoir difficiles

C'est une vue imprenable qu'il va devoir quitter à quelques encablures du château de Versailles. Le maire sortant de Chesmay-Rocquencourt, dans les Yvelines, a bien du mal à laisser son fauteuil après trente ans de mandat. Il a été battu au premier tour avec 76 voix d'écart. Mais d’après lui, il ne s’agit pas d’une défaite. “Ce n’est pas une défaite, une défaite, ça veut dire qu’il y a un gagnant et un perdant. Ici, il n’y a ni gagnant ni perdant. Quand vous avez 61 % des lecteurs qui n'ont pas voté, ce scrutin ne peut pas être sincère”, explique Philippe Brillault, maire sortant LR du Chesmay-Rocquencourt (Yvelines). Une passation de pouvoir perturbée par la crise sanitaire Alors depuis deux mois, pour Philippe Brillault, pas question de partager les clés de la ville avec son successeur. Il se démène sur tous les fronts, notamment par la mise en place d’atelier de confection de blouses pour les Ehpad. Ce médecin urgentiste a également installé un centre de dépistage avec la ferme intention de rester le seul maître à bord.