Élections de mi-mandat aux États-Unis: protéger le droit à l’IVG était aussi l'un des enjeux

© AP Photo/Alex Brandon

Les élections de mi-mandat aux États-Unis sont tout aussi décisives pour l'avenir politique de Joe Biden que celui de son rival Donald Trump. Mais dans cinq États – la Californie, le Vermont, le Kentucky, le Montana et le Michigan – des référendums sur le droit à l'avortement étaient aussi organisés alors que la question de l’IVG a aussi mobilisé de nombreux électeurs durant ces midterms.

Pas de vague rouge républicaine en vue au Congrès ni à la Chambre des représentants où les démocrates vont perdre leur majorité - mais en perdant moins de sièges que prévu – ni au Sénat où les démocrates semblent aussi limiter la casse. Mais la question du droit à l'avortement, qui est passée derrière l'inflation sur la fin de la campagne, pourrait finalement avoir remobilisé au moins une partie des électeurs et électrices démocrates, voire certains républicains.

On le voit notamment dans les réponses aux questions posées aux électeurs sur les bulletins de vote de cinq États, ces référendums sur l'accès à l'avortement. Dans les États traditionnellement bleus, démocrates, comme la Californie, le Vermont, les électeurs ont approuvé l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution de leur État. Même chose au Michigan, un État pivot, donc pas forcément acquis aux progressistes, où les Républicains avaient espéré refaire appliquer une loi des années 1930 qui interdit totalement l'avortement, sauf en cas de danger pour la vie de la mère. Là aussi, les électeurs se sont prononcés à 53% pour inscrire ce droit dans la Constitution.

Plus étonnant, des États traditionnellement rouges, conservateurs, le Montana, le Kentucky, ont rejeté, eux aussi, des mesures qui cette fois visaient à restreindre l'accès à l'IVG.

(Et avec AFP)


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