Élections de mi-mandat aux États-Unis : quel parti prendra le contrôle du Congrès américain ?

Deux jours après les élections américaines de mi-mandat, il n'est toujours pas possible de savoir qui des démocrates ou des républicains, auront le contrôle du Congrès.

Selon les prédictions actuelles, les républicains semblent toujours favoris pour emporter la majorité à la Chambre des représentants, mais avec une victoire nettement plus courte que ce qu'ils convoitaient.

Du côté du Sénat, le camp du président Joe Biden a arraché aux républicains en Pennsylvanie le siège le plus disputé de ce scrutin. La composition finale de la chambre haute est désormais suspendue à trois sièges: l'Arizona et le Nevada, où le comptage des voix pourrait encore prendre plusieurs jours, et la Géorgie, où un second tour est prévu le 6 décembre.

Mais c'est surtout le soulagement qui prime les démocrates. Le président Joe Biden s'est déjà félicité d'avoir contré la "grande vague rouge" promise par les républicains.

Ces élections pourraient être la meilleure performance d'un président lors de ce type d'élection depuis vingt ans.

"Notre démocratie a été mise à l'épreuve ces dernières années, mais grâce à son vote, le peuple américain s'est exprimé et a prouvé une fois de plus que la démocratie fait notre identité", a dit Joe Biden.

Main tendue de Joe Biden

Combatif, optimiste, Joe Biden n'a pas attendu le résultat définitif des urnes pour célébrer mercredi une victoire sur les sondages, qui lui prédisaient une défaite cuisante après la campagne républicaine acharnée et centrée sur l'inflation.

L'administration Biden est toujours "sous-estimée", a d'ailleurs ironisé son chef de cabinet, Ron Klain.

Tout en se réjouissant, le locataire de la Maison Blanche n'a pas oublié de faire un pas vers l'opposition républicaine, affirmant être ouvert à toutes les "bonnes idées".

Trump sort affaibli des élections de mi-mandat

L'ancien président Donald Trump comptait beaucoup sur ces élections pour se lancer dans les meilleures conditions dans la course à la présidentielle de 2024.

Sur sa plateforme Truth Social, le milliardaire a concédé mercredi que les résultats des élections étaient "quelque peu décevants", mais qu'il s'agissait tout de même d'une grande victoire pour lui.

Déception ou pas, l'ancien locataire de la Maison s'apprête a annoncer officiellement sa candidature pour le 15 novembre.

Une candidature si tôt viserait surtout à couper l'herbe sous le pied d'éventuels rivaux en vue de 2024.