Élections locales au Kurdistan syrien: une menace pour l'intégrité territoriale de la région selon la Turquie

L’administration autonome dominée par les Kurdes, qui contrôlent près du quart du territoire syrien, organise, le 11 juin prochain, des élections municipales dans les régions du nord-est et de l’est du pays.

De notre correspondant régional,

Ce scrutin, organisé dans 133 circonscriptions, est un pas important vers une forte décentralisation de la Syrie, souhaitée par les Kurdes qui militent pour l’instauration d’un système fédéral. Les pouvoirs locaux issus de ces élections jouiront en effet de vastes prérogatives et d’une autonomie financière et administrative. Ils auront notamment d’importantes responsabilités dans les domaines de la planification urbaine, du développement des infrastructures et de la santé publique. Ils auront à gérer les ressources hydrauliques, l’entretien des espaces publics, la régulation des marchés locaux et les activités de construction. Le développement des activités culturelles, sportives et sociales seront également de leur ressort.

Ces vastes pouvoirs tranchent avec la tradition syrienne d’un État fortement centralisé. Et le régime syrien ne voit donc pas d’un bon œil la tenue de ce scrutin. Les autorités syriennes ne cautionnent d'ailleurs pas l’organisation de ces élections et ne reconnaîtront pas les résultats. Les opérations de vote n’auront pas lieu dans les enclaves encore contrôlées par le gouvernement syrien, dans la ville de Qamichli, à l’extrême nord-est, celle de Hassaké à l’est et certaines localités de la province éponyme.


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