Élections législatives : les projections en sièges sont-elles fiables ?

© GONZALO FUENTES/AFP

Simple "illusion" ou photographie "utile" des forces en présence ? Bien moins réglementées que les sondages, les projections en sièges électrisent le débat de l'entre-deux tours des législatives et suscitent des interrogations sur leur méthodologie et leur fiabilité passée. Alors que la Nupes et Ensemble! se disputaient encore la pole position à l'issue du premier tour , les instituts de sondage, anticipant les logiques de reports de voix, ont tous crédité la coalition présidentielle d'une majorité - possiblement relative - dans la prochaine Assemblée, avec une fourchette allant de 255 à 310 sièges, la majorité absolue se situant à 289.

Le ministre Clément Beaune y a vu le signe que Jean-Luc Mélenchon avait perdu son pari d'accéder à Matignon. "Arrêtons avec cette fable", a-t-il déclaré. Le chef informel de la Nupes en a une tout autre lecture. "Les projections en sièges à cette heure n'ont à peu près aucun sens sinon celui de maintenir une illusion, puisse-t-elle finir d'étourdir nos adversaires", a cinglé Jean-Luc Mélenchon au soir du premier tour, quand certains de ses lieutenants rappelaient les écarts, en 2017, entre projections et résultats.

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Des décalages plus ou moins significatifs par le passé

Seul le second tour tranchera le débat mais un retour sur les cinq derniers scrutins législatifs met en lumière l'existence parfois de décalages, plus ou moins significatifs...


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