Élections législatives au Bahreïn : le roi Hamed ben Issa Al-Khalifa contesté par la rue chiite

© Dan Charity/PA Photos/ABACA

C’est une famille qui règne depuis deux siècles sur Bahreïn. Avec à sa tête le roi Hamed ben Issa Al-Khalifa, 76 ans, et dont le fils aîné est aussi le Premier ministre du gouvernement. Lorsque le père du monarque meurt en 1999, le pays est encore un émirat mais le nouvel émir s’autoproclame roi en 2002. Cette même année, le pays se dote d’une nouvelle Constitution et le Parlement, dissous par son père en 1975, renaît de ses cendres. L’avenir semble prometteur mais c’était sans compter la fracture de plus en plus vive entre le roi sunnite et le peuple en majorité chiite dont aucun représentant ne siège au gouvernement.

L’opposition appelle au boycott

Les manifestations sont récurrentes. Aujourd’hui, le plus petit État de la région, richissime grâce à ses ressources naturelles, s’apprête à élire son nouveau Parlement, une première depuis les accords d’Abraham signés par les Émirats arabes unis, Bahreïn et Israël. L’opposition, qui se souvient comment elle a été écrasée dans la rue en 2011 et 2017, notamment par les troupes saoudiennes appelées à la rescousse par le roi, est vent debout et appelle au boycott.

Le pape François, qui est le premier souverain pontife à s’être rendu dans le royaume la semaine dernière, a fort à propos appelé au dialogue et à la coexistence humaine. Un concept jusqu’ici peu partagé par « Sa plus Haute Majesté », comme le roi tient à se faire appeler.


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