Élections législatives 2022: les points chauds à surveiller ce dimanche

La ministre de la Transition écologique et la Cohésion des territoires Amélie de Montchalin photographiée à Paris le 14 juin (Photo: ALAIN JOCARD via AFP)
La ministre de la Transition écologique et la Cohésion des territoires Amélie de Montchalin photographiée à Paris le 14 juin (Photo: ALAIN JOCARD via AFP)

Alors que plusieurs ministres sont en difficulté, des députés sortants, de droite comme de gauche, sont aussi sur la sellette.

POLITIQUE - Nouvelle étape et nouveaux enjeux pour ce second tour des élections législatives. Ce dimanche 19 juin, les électeurs sont appelés aux urnes pour trancher entre les finalistes du scrutin et confirmer (ou non) les tendances observées dans les derniers sondages.

Alors que le premier tour a offert des résultats en trompe-l’œil ne satisfaisant qu’à moitié les principales forces politiques engagées dans la bataille, cette seconde manche s’annonce décisive et son issue incertaine. La Macronie aura-t-elle une majorité absolue, ou relative? Jean-Luc Mélenchon réussira-t-il son pari d’imposer une cohabitation? Le Rassemblement national va-t-il entrer en force au Palais Bourbon? Autant d’inconnues qui se dissiperont ce dimanche soir.

Au-delà de ces grandes tendances nationales, plusieurs situations locales méritent qu’on s’y attarde. Et particulièrement celles où des ministres sont engagées. Car en cas de défaite, c’est la démission pour les concernés. À ce jeu, c’est assurément Amélie de Montchalin et Clément Beaune qui ont le plus à perdre. Tous les deux distancés au premier tour, la ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ainsi que son collègue des Affaires européennes ne sont pas du tout certains de l’emporter ce dimanche.

Au contraire. La dynamique d’entre deux tours ne semble pas avoir joué en leur faveur. Vendredi, un sondage Ifop réalisé pour Sud Radio donnait Amélie de Montchalin perdante face à son challenger, le socialiste Jérôme Guedj. Autres situations intéressantes, celles où le Rassemblement national est en mesure de planter des drapeaux symboliques. Ce qui est notamment le cas dans la 11e circonscription de Gironde avec Edwige Diaz ou bien du côté de Vitrolles, où le parti lepéniste pourrait faire son retour avec Franck Allisio.

Situations intéressantes dans les (quelques) triangulaires qui se jouent ce dimanche. Parmi elles, la deuxième circonscription de la Nièvre. Sur les terres de François Mitterrand, il n’est pas exclu que la situation joue en la faveur du candidat RN Julien Guibert, lequel est arrivé en tête au premier tour.

Ce dimanche pourrait par ailleurs sceller l’échec de plusieurs sortants médiatiques. C’est notamment le cas pour le député LR Éric Ciotti, qui pourrait pâtir du report de voix de la NUPES vers son challenger macroniste, Graig Monetti. Le HuffPost était sur place dans la semaine pour sonder ce match. Dans le Nord, c’est Fabien Roussel qui pourrait perdre son siège au profit de son adversaire RN, Guillaume Florquin, tandis qu’à Paris Pierre-Yves Bournazel pourrait se trouver délogé par l’ancien chroniqueur Aymeric Caron, arrivé largement en tête dimanche dernier. Un autre duel qui a attiré l’attention du HuffPost.

Enfin, l’ambiance s’annonce aussi tendue du côté de Forcalquier, où le marcheur historique Christophe Castaner est menacé par son adversaire de la NUPES. Une défaite qui serait dure à avaler pour celui qui envisage de présider (encore) le groupe macroniste à l’Assemblée nationale.

À voir également sur Le HuffPost: Jean-Luc Mélenchon est-il réellement d’extrême gauche?

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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