Des élections sous haute tension au Parlement irakien, en pleine crise politique

Deux jours après que des manifestants pro-Sadr ont pénétré dans le Parlement irakien, les députés s'apprêtent à élire le président et à nommer le Premier ministre. Dans le pays en pleine crise politique, les tractations au sein du Parlement se déroulent sous haute tension.

La première étape est l'élection d'un président, un poste traditionnellement dévolu à un représentant kurde. Habituellement, les deux grandes formations issues de cette communauté se mettent d'accord et présentent un candidat de consensus.

Il n'en est rien cette fois-ci et chacune soutient une personnalité différente. Chacune avec l'appui d'un des deux grands blocs politiques : les élus regroupés autour du chef religieux chiite Moqtada al-Sadr et ceux du Cadre de coordination, une coalition proche de l'Iran.

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La deuxième étape est la désignation d'un Premier ministre, le poste qui détient l'essentiel du pouvoir. Lui est traditionnellement chiite. Et là encore, les deux camps s'opposent. Le Cadre de coordination, désormais le principal bloc du Parlement, a désigné Mohamed Chia al-Soudani, un ancien gouverneur et ex-ministre. Mais le camp de Moqtada al-Sadr rejette sa candidature.

Une journée potentiellement dangereuse : le Cadre de coordination appelle lui aussi ses partisans à manifester.


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