Les élections en France et en Slovénie, double revers pour Viktor Orbán

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Les élections en France et en Slovénie, double revers pour Viktor Orbán
BERNADETT SZABO/REUTERS
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La réélection d’Emmanuel Macron et le triomphe des Verts libéraux en Slovénie sont des “nouvelles désagréables” pour l’exécutif hongrois et “restreignent la marge de manœuvre continentale” du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, analyse 444.hu. Soutien de Marine Le Pen, le dirigeant espérait qu’un “partenaire idéologique” s’empare du pouvoir “dans un grand État membre fondateur de l’Union européenne” afin de redynamiser son projet d’alliance des droites radicales à Bruxelles, “mûri depuis l’été 2018”.

Mais comme au terme des élections européennes de 2019, lors desquelles les “forces eurocritiques” n’ont guère percé, “la révolution illibérale n’a pas eu lieu” en France malgré le prêt de campagne accordé au Rassemblement national “par la banque MKB, proche de l’exécutif” hongrois, constate le site.

En tant que “porte-voix de l’Europe des nations”, Marine Le Pen entendait “affaiblir la Commission européenne, à l’image d’Orbán et à l’inverse de Macron”, développe le site. Mais la réélection de Macron “ne signifie pas que la relation Paris-Budapest sera foncièrement hostile”, affirme 444.hu. Car malgré leur antagonisme idéologique, Macron et Orbán ont “œuvré ensemble” et “brisé la contestation allemande” afin que le nucléaire “soit labellisé énergie verte par l’Union européenne (UE)”. En outre, “ils s’accordent sur la nécessité d’une armée continentale puissante” et “défendent le maintien d’aides importantes pour l’agriculture”, relève le site.

Espoir “illibéral” en Italie

Selon 444.hu, le dénouement des législatives slovènes “n’aide pas non plus les ambitions européennes d’Orbán”, puisque le Premier ministre déchu, Janez Jansa, “incarnait un allié important”. Des hommes d’affaires liés au parti Fidesz, au pouvoir en Hongrie, “ont investi d’importantes sommes” dans des médias slovènes afin que Jansa “bénéficie d’une presse puissante”.

Avec la chute de Jansa, le dirigeant magyar “perd un appui” dans les Balkans, où il tente de “solidifier l’influence économique et politique” de Budapest. Alors que la guerre en Ukraine “isole” Orbán à Bruxelles, le leader danubien “pourrait confier” le ministère des Affaires européennes à l’ex-commissaire Tibor Navracsics, “jugé plus modéré à l’étranger” que l’actuelle titulaire Judit Varga, afin de normaliser ses relations avec l’UE. Si les scrutins français et slovène ont “renforcé la politique libérale en Europe”, Orbán entretient “l’espoir d’un tournant illibéral” en Italie, dans l’hypothèse où Matteo Salvini et Giorgia Meloni formeraient un gouvernement d’extrême droite à l’issue des élections générales de 2023.

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