Élections européennes en France: une campagne dominée par les enjeux nationaux

Le 9 juin, les Français sont appelés à voter pour élire leurs 81 députés européens. C’est le premier scrutin organisé dans le pays depuis la réélection d’Emmanuel Macron en 2022 et c’est aussi le seul scrutin national avant la prochaine présidentielle. Les partis d’opposition, et surtout le Rassemblement national, espèrent donc en faire une élection test pour le pouvoir. Dans la campagne, les questions nationales éclipsent souvent les débats sur les programmes des partis pour l’Europe.

Il y a cinq ans, la participation avait été en France de 50,1 %. Un taux faible mais plus important que celui de 2014 (42,4 %) et de 2009, seulement 40,6 %. La grande question, c'est donc combien de Français iront voter le 9 juin ? C’est ça qui décidera du résultat. Tous les candidats en sont conscients et ont établi leurs stratégies en fonction de cette inconnue. Leur objectif prioritaire : mobiliser leur socle, ces électeurs qui adhèrent à leurs idées mais ne sont pas sûrs de se rendre aux urnes.

Qu’est-ce qui se joue dans cette campagne ?

L’affrontement entre le Rassemblement national et la majorité présidentielle est encore une fois le duel au cœur de cette élection.

Au-delà de ce duel, les autres candidats espèrent aussi jouer leur carte : le socialiste Raphaël Glucksmann, l’écologiste Marie Toussaint, l’insoumise Manon Aubry, le communiste Léon Deffontaines, le républicain François-Xavier Bellamy, la candidate de Reconquêtes ! Marion Maréchal. Et pour chacun, il y a d’abord des enjeux nationaux.

Quelles conséquences en France ?


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