Les élections en Centrafrique vont-elles de nouveau embraser le pays?

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Le président sortant, ­Faustin-­Archange ­Touadéra, campe sur sa position : le scrutin général se tiendra. L'intransigeant chef de l'État de 63 ans est le grand favori de l'élection présidentielle de dimanche. Et peu importe qu'une grande partie des 1.500 candidats pour les élections législatives n'aient pu faire campagne dans le pays pour des raisons de sécurité. L'opposition politique et les groupes armés rebelles ont beau avoir réclamé un report du scrutin, dans la crainte d'une fraude massive, rien n'y a fait. La Cour ­constitutionnelle l'a rejeté samedi.

La tension est en fait montée d'un cran début décembre lorsque la Cour ­constitutionnelle a rejeté la candidature à la présidentielle de l'ancien président ­François ­Bozizé, invoquant le mandat d'arrêt international à son encontre pour "crimes de guerre" et des sanctions de l'ONU. ­Bozizé a alors affirmé soutenir le candidat ­Anicet-­Georges ­Dologuélé, un ancien rival, mais ­Touadéra l'accuse d'être derrière la nouvelle rébellion.

Le pouvoir de Bangui est soutenu par la communauté internationale

Mi-décembre, les groupes armés de l'ex-Seleka et des anti-balaka, d'anciens ennemis, ont en effet fusionné au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Les insurgés qui ­contrôlent les deux tiers du pays s'estiment suffisamment forts pour passer à l'offensive et menacent de marcher sur Bangui. Ils ont pris plusieurs villes dans l'ouest du pays, mais les Casques bleus de la Minusca (la mission de l'ONU pour la...


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