Élections au Japon : les leçons d’une drôle de démocratie

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Fumio Kishida reste Premier ministre du Japon.
Fumio Kishida reste Premier ministre du Japon.

Il y a au moins quatre leçons à tirer des élections législatives de ce dimanche au Japon, toutes confirmant la nature très particulière de la démocratie japonaise, où domine quasiment sans partage depuis des décennies un même parti conservateur qui a encore gagné.

Première leçon : trop de Japonais négligent leur droit de vote. Le scrutin législatif est le plus important au niveau national puisqu?il permet de renouveler en une fois tous les quatre ans l?ensemble des sièges de député (465, dont 179 à la proportionnelle de listes). C?est lui aussi qui décide de l?orientation du gouvernement vu que le Premier ministre est de facto le chef du parti majoritaire. Nonobstant cette possibilité de bousculer la vie politique, moins de 56 % des électeurs se sont déplacés cette fois pour mettre un bulletin dans l?urne, et cela, même s?il était possible de voter à tout moment pendant deux semaines et pas seulement le jour même.

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Deuxième point : les sondages, les politologues se sont trompés. « Au Japon, on ne fait pas de sondages avec des échantillons sociologiquement représentatifs de la population, mais par tirage aléatoire de numéros de téléphones fixes et mobiles », précise au Point le politologue Taku Oohamazaki. Bilan, tous ou presque donnaient le Parti libéral démocrate (PLD) certes gagnant mais probablement incapable de garder à lui seul la majorité (233 sièges) ou de très peu. Or, selon les résultats dé [...] Lire la suite

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