Élection présidentielle 2022: Arnaud Montebourg se retire

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·3 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Le chantre de "la Remontada" jette l'éponge, sans rallier personne, les négociations avec Christiane Taubira et Fabien Roussel ayant échoué.

POLITIQUE - Terminado pour la Remontada. Le chantre du “made in France”, Arnaud Montebourg annonce le retrait de sa candidature à la présidentielle dans une vidéo publiée ce mercredi 19 janvier, sur les réseaux sociaux.

“Je n’ai pas réussi à unir dans un programme commun ma candidature à d’autres candidatures”, a regretté Arnaud Montebourg. “Le moment est donc venu pour moi, en homme libre, absolument libre (...), de vous dire que j’ai pris la décision de me retirer de la course présidentielle. Je crois inutile et désespérant d’ajouter du désordre à la confusion d’un trop grand nombre de candidature.”

L’ancien ministre socialiste sous François Hollande jette l’éponge, sans se rallier à un autre candidat, les négociations engagées depuis plusieurs jours avec le communiste Fabien Roussel et Christiane Taubira n’ayant rien donné et ce de manière “définitive”, selon son entourage cité par l’AFP. Elles ont achoppé sur deux points: la reprise des thèmes du candidat -autour de la réindustrialisation de la France- mais aussi de la dette de sa campagne.

Lancé dans la course début septembre, après plusieurs valses-hésitations, Arnaud Montebourg n’a jamais dépassé les 3% d’intentions de vote dans les sondages. Un parcours en forme de chemin de croix, jalonné de plusieurs déconvenues pour celui qui avait déjà échoué à se présenter à la présidentielle 2017, en terminant troisième de la primaire du PS.

La fin du chemin de croix

Début novembre, il avait provoqué un tollé à gauche en proposant, dans le grand jury LCI/RTL/Le Figaro, de bloquer “tous les transferts” d’argent des immigrés”, pour faire pression sur les pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants expulsés de France. Une “mesure d’une cruauté totale”, tonnait alors Jean-Luc Mélenchon tandis que le patron du Parti socialiste Olivier Faure reprochait à son ancien camarade de “reprendre” cette vieille lubie “de l’extrême droite”.

Un mois, et plusieurs crispations plus tard, le chef de file de “la Remontada” avait appelé à “l’unification des forces” à gauche, se disant “prêt à offrir sa candidature à un projet et à un candidat communs”. Il avait même mis en scène ses efforts pour parvenir au rassemblement dans une série de vidéos moquées sur les réseaux sociaux.

Sans succès. Plusieurs sources ont indiqué, mardi soir, à l’AFP, que les discussions entre la nouvelle candidate Christiane Taubira et le chef de file des communistes avaient échoué. La première “lui demandait de se rallier sans lui donner de gages”, selon un ancien lieutenant de la campagne du candidat, pour qui “Montebourg n’a pas été convaincu par ses dernières interventions, notamment sa déclaration de candidature à Lyon samedi dernier. Il ne trouve pas que le niveau soit à la hauteur.”

Concernant la dette des investissements de sa campagne, “pas insurmontable”, Fabien “Roussel lui a dit que c’était mort car il n’a pas épargné tout ce temps pour financer la campagne de Montebourg”, selon les mots d’un “autre proche”. Les difficultés ne sont peut-être pas tout à fait terminées.

À voir également sur Le HuffPost: Ce que Taubira peut apporter de plus à gauche selon ses sympathisants

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

VIDÉO - Marine Le Pen : "Arnaud Montebourg, quand il fait ça, je me dis que c’est un garçon qui pourrait avoir sa place"

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles