Élève-t-on trop d’animaux ? Ou sont-ils mal répartis ? par Bruno Parmentier

La population du monde va bientôt franchir le cap des 8 milliards d'habitants, très probablement avant la fin de l'année 2022L’humanité a franchi le cap du premier milliard autour de 1800, après des millénaires de croissance lente, le deuxième milliard a mis seulement 130 ans à arriver (en 1930). Le troisième n’a mis que 30 ans (en 1960), le quatrième, 15 ans (en 1974), le cinquième, 13 ans (en 1987), les sixième et septième, seulement 12 ans (en 1999 et 2011) et le huitième aura mis à peine 11 ans (en 2022).Il faut se rendre compte que, à chaque jour « normal » sur terre, 360 000 bébés viennent au monde, alors que « seulement » 160 000 personnes meurent (toutes causes confondues). L’humanité s’accroit donc quotidiennement de 200 000 personnes, l'équivalent de la population de villes comme Rennes ou Reims tous les 10 jours, l'équivalent de la population de Paris !Heureusement, les démographes nous disent que ça ne va pas continuer indéfiniment. Il est maintenant très probable que l'on dépassera avant la fin du siècle les 10, puis les 11 milliards, mais que l'on n'atteindra jamais les 12 milliards.Évolution de la population mondiale. © Bruno Tertrais, Le défi démographique : mythes et réalités (2018)Les humains ne sont pas les seuls frappés par la surpopulation, les animaux également

Chacun sait que, malheureusement, l'action de l'Homme diminue de façon très rapide et absolument dramatique la biodiversité sur la Planète. La déforestation, l'urbanisation, l'épandage de pesticides, la chasse etc. font de tels dégâts que l'on prévoit maintenant une nouvelle extension globale des espèces.

D’après l’index « planète vivante » du WWF, la taille de la faune sauvage terrestre a diminué de 69 % entre 1970 et 2020. Mais le plus préoccupant encore est la diminution, difficile à évaluer mais bien réelle, de la faune microscopique des sols (bactéries, champignons, etc.), qui est à la base de leur fertilité… © WWF
D’après l’index « planète vivante » du WWF, la taille de la faune sauvage terrestre a diminué de 69 % entre 1970 et 2020. Mais le plus préoccupant encore est la diminution, difficile à évaluer mais bien réelle, de la faune microscopique des sols (bactéries, champignons, etc.), qui est à la base de leur fertilité… © WWF

Mais ceci est en partie compensé par l'augmentation très...

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