Égypte : une seconde révolte du peuple est-elle possible ?

Le 25 janvier 2011, la révolution égyptienne commençait à prendre forme, causant finalement la destitution d’Hosni Moubarak. Dix ans plus tard, il devient très difficile de se faire entendre pour les opposants politiques au président Abdel Fattah al-Sissi. Si le nombre reste difficile à estimer, beaucoup se retrouvent en prison. "Les détenus politiques sont souvent très mal traités", confie Youssef El-Chazli, sociologue et co-auteur du livre L’Esprit de la Révolte publié aux éditions du Seuil. Se faire entendre via les réseaux sociaux Le gouvernement égyptien est très attentif aux potentiels mouvements de révolte dans le pays. Les réseaux sociaux sont très scrutés, mais il est difficile de légiférer sur ces plateformes qui deviennent alors un véritable outil de communication pour les opposants au pouvoir. "Cela reste un espace où la liberté peut s’exprimer et l’esprit de la révolte peut être vu ici et là", souligne Youssef-El Chazli.