Égypte antique : au Nouvel Empire, les messages sacrés de la vallée des Rois

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Face à Louxor, sur la rive ouest du Nil, les pharaons ont préparé pour leur dernier voyage d’éblouissantes sépultures. Creusées dans la montagne, dissimulées au regard des intrus, elles sont revêtues de bas-reliefs et de fresques splendides destinés à leur assurer la meilleure des vies dans l’au-delà…

Cet article est issu du Hors-série de Sciences et Avenir n°197 daté avril-mai 2019.

Le parcours effectué par la dépouille du pharaon ressemble peu au cheminement post mortem qu’imaginaient les anciens Égyptiens, décrit notamment dans le Livre des morts. À l’issue de ce voyage fait d’épreuves, de dangers, de monstres, de chausse-trapes et d’énigmes insolubles, le défunt - suprême récompense - peut renaître chaque matin grâce au Soleil régénéré. Et Pharaon maintenir l’ordre cosmique, car il est le garant de la permanence des choses. Au fond, les Égyptiens n’ont qu’une peur : que le ciel leur tombe sur la tête. Et ils rêvent qu’après la mort, rien ne change dans ce monde parfait.

"Ils avaient plusieurs mots pour parler du temps et de l’éternité, explique Frédéric Servajean, égyptologue, professeur à l’Université Montpellier III. Notamment djet et neheh. Souvent accolés dans les textes, ils ont été traduits par 'pour toujours et à jamais'. Faute de mieux. Car, en fait, ils désignent des éternités différentes et complémentaires. Djet est utilisé pour ce qui est immuable, la structure du monde, le ciel, la montagne, etc. Neheh, au contraire, désigne un temps cyclique, ce qui se modifie, comme le Nil avec ses crues, les étoiles qui se déplacent dans le ciel, la végétation qui évolue selon les saisons. Le divin, qui est djet par essence, se manifeste auprès des humains à travers ce qui est neheh." Or, le souhait des Égyptiens est de devenir immuables. Dans cette quête de stabilité, Pharaon joue un rôle clé, incarnant la survie d’un royaume autour duquel règne le chaos (le désert et ses animaux sauvages, l’étranger…). Sa mort est conçue comme un passage et son tombeau comme le lieu du cheminement magique.

Les pyramides sont abandonnées par les rois au profit d'hypogées

Paradoxe : dès l’Ancien Empire, les tombes furent presque systématiquement violées. Les générations suivantes n’eurent de cesse de trouver un moyen d’éviter les déprédations, et les pilleurs de dénicher l’entr[...]

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