Éducation. Après la guerre, Arméniens et Azerbaïdjanais veulent apprendre la langue de l’autre

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Un an après la fin de la deuxième guerre du Karabakh, remportée en 2020 par l’Azerbaïdjan, qui a récupéré deux tiers de ce territoire perdu en 1994, on constate un phénomène inattendu : deux universités azerbaïdjanaises affichent complet pour les cours d’arménien. Le même phénomène est observé dans la partie du Haut-Karabakh restée aux mains des Arméniens.

De plus en plus de personnes en Azerbaïdjan veulent apprendre la langue arménienne”, rapporte le site Eurasia Daily. Un phénomène pour le moins étonnant, un an après la deuxième guerre du Karabakh, remportée par l’alliance turco-azerbaïdjanaise face à l’Arménie. Gousseïn Askerov, professeur à l’Université d’État des langues, auteur de nombreux manuels d’arménien, avoue “qu’il n’a plus ni le temps ni l’énergie pour inscrire tous les candidats souhaitant apprendre l’arménien”. Il dit travailler “tard le soir, après les cours”, pour s’occuper des inscriptions.

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Né en Arménie et maîtrisant parfaitement l’arménien, Askerov finalise un dictionnaire arméno-azerbaïdjanais. Il enseigne également l’arménien à l’Université d’État de science économique, qui a inauguré récemment un cursus d’arménien. “Actuellement, je leur apprends le b.a.-ba, l’alphabet, la grammaire, mais à l’avenir, nous envisageons de proposer un cursus pour un niveau plus élevé, pour apprendre l’arménien parlé”, explique Askerov.

L’explication de cet intérêt est pragmatique, selon le professeur : “[L’Azerbaïdjan] a besoin de ce type de spécialistes.” Parmi ses élèves figurent les étudiants pour qui les cours sont gratuits, mais aussi et surtout des collaborateurs du Service de sécurité nationale, du ministère des Affaires étrangères, ainsi que des douaniers et

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