Édouard Philippe ou la fraction de la Macronie

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Le parti politique fondé il y a quelques mois par Edouard Philippe a commencé à prendre forme. L’ancien Premier ministre a annoncé ce week-end la création de 130 comités locaux qui seront bientôt suivis d’une centaine d’autres.

S’il y avait le moindre doute sur la volonté d’Édouard Philippe de peser sur la vie politique, au cours des prochaines années, il suffirait d’observer le travail méthodique qu’il réalise pour construire son propre parti, Horizons. Et s’il y avait le moindre doute sur l’inquiétude que suscite chez les macronistes cette montée en puissance pour son propre compte de l’ancien Premier ministre, il suffirait de regarder la façon dont il a été placé sous surveillance par Emmanuel Macron lui-même.

L’affaire, qui a éclaté la semaine dernière, avait démarré il y a plusieurs mois avec les grandes manœuvres de François Bayrou, l’homme qui murmure à l’oreille du Président et qui rêve depuis des années de construire une force politique ultra-dominante au centre de la vie politique française. Une sorte de maison commune dans laquelle devaient se retrouver toutes les composantes de l’actuelle majorité, le centre-gauche, le centre-centre (le MoDem, bien sûr) et le centre-droit représenté par le micro-parti Agir, dirigé par le ministre du Commerce extérieur Franck Riester, et bien sûr Horizons, la toute nouvelle structure d’Edouard Philippe. Ce grand espace de co-location pro-Macron avait même un nom, Ensemble citoyens !. Avec un point d’exclamation, tellement ce proje...


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