Édouard Philippe en faveur d'une "grande coalition stable" dans "l'intérêt du pays"

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Édouard Philippe en faveur d'une "grande coalition stable" dans "l'intérêt du pays"
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Invité d'Yves Calvi sur BFMTV ce mardi soir, l'ancien Premier ministre est revenu sur la débacle du second tour des élections législatives. A défaut d'avoir une majorité absolue, il estime que son camp doit désormais se placer dans une "logique de coalition" à l'Assemblée nationale.

"Pas un séisme, mais reconnaissons que le résultat nous place, nous Français, dans une situation inédite". C'est en ces mots que le maire "Horizons" du Havre et ancien Premier ministre, Édouard Philippe, a commenté les scores du second tour des élections législatives ce mardi soir sur le plateau d'Yves Calvi sur BFMTV.

Pour rappel, la coalition présidentielle Ensemble est arrivée en tête dimanche du second tour des législatives, mais n'a obtenu qu'une majorité très relative avec 247 députés - 166 Renaissance (le nouveau nom de LaREM), 47 Modem, 28 Horizons et 6 autres, selon le décompte réalisé par l'institut Elabe pour BFMTV-RMC et L'Express avec notre partenaire SFR. Soit une perte nette de plus de 100 élus par rapport à 2017.

Ainsi, celui que certains considèrent comme le potentiel successeur d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, a appelé à une "grande coalition" pour faire face à ce résultat.

"Logique de coalition"

Selon lui, de la même manière qu'il faut accepter l'élection d'Emmanuel Macron pour un second mandat en tant que président, il faut respecter le message envoyé par les électeurs à l'issue des législatives.

"Les électeurs ont dit aux responsables de cette Assemblée qu’ils vont devoir travailler ensemble", assure-t-il.

C'est pourquoi, tel un leitmotiv, Édouard Philippe a martelé à plusieurs reprises l'expression "logique de coalition". "C'est un appel à la responsabilité de tout le monde", a conjuré l'ancien locataire de Matignon.

"Il faudra construire une grande coalition", a-t-il dit. "Dans l'intérêt du pays" pour "une majorité stable indispensable", "sans quoi nous allons avoir d'énormes problèmes", a-t-il prévenu.

"Ce scrutin nous amène directement à une logique de coalition", a conclut Édouard Philippe, si possible, "la plus large possible".

"Possible d'imaginer un compromis avec LR"

Si Édouard Philippe a reconnu ne pas être "le mieux placé pour discuter avec des LR qui voient en moi quelqu'un qui est un irritant", il s'est montré convaincu d'un possible compromis entre son ancien parti et la majorité présidentielle dont les idées se rapprochent plus que celles de la Nupes.

Peu après 20 heures, le président du parti Les Républicains, Christian Jacob a de son côté répondu à son ancien collègue:

"On n'est ni blocage, ni compromission, on reste dans l'opposition mais on saura faire des propositions", a-t-il indiqué évoquant au passage le "bilan triste" d'Édouard Philippe.

Enfin, à propos de la bévue de la majorité présidentielle aux législatives, Édouard Philippe a salué la stratégie d'omniprésence de Mélenchon comme s'il reprochait un manque de campagne après la présidentielle:

"Il a réussi à occuper l’espace. Avec du talent incontestable. Il a donné le sentiment que la campagne tournait autour de lui. Mais en étant obnubilé par ce spectre, on a peut-être pas suffisamment vu que le sujet était autre", faisant notamment référence aux 89 sièges du RN au Palais-Bourbon.

Article original publié sur BFMTV.com

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