ÉDITO - Rachat de Carrefour : pourquoi l'État a tort d'intervenir

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C’est non ! Par la voix de Bruno Le Maire, l'État s'est opposé au rachat de Carrefour par le groupe québécois Couche-Tard, alors que les deux entités en sont au stade des discussions préliminaires. Sur France 5, mercredi soir, le ministre français de l'Économie a affirmé qu'il n'était "pas favorable" au rapprochement à venir des deux mastodontes de la distribution alimentaire, qualifiant l'enseigne Carrefour de "chaînon essentiel dans la sécurité alimentaire des Français, dans la souveraineté alimentaire". Pour l'éditorialiste Nicolas Barré, la question de la légitimité de l'intervention de l'État dans ce domaine se pose.

"Cette prise de position n'est pas étonnante, ne serait-ce que parce que Carrefour est le premier employeur privé français, présent sur tout le territoire. C'est donc un symbole. Et Bruno Le Maire, qui est monté au créneau mercredi soir contre ce rachat, a aussi rappelé le rôle de Carrefour pendant cette année de pandémie de coronavirus, la mobilisation de son personnel et son engagement auprès de la filière agroalimentaire. Il fallait donc s'attendre à cette réaction.

Mais est-elle légitime ? C’est la bonne question et on peut vraiment s’interroger. D’abord, il y a d’autres distributeurs en France comme Lidl qui sont à capitaux étrangers, allemands en l’occurrence, et ça ne dérange personne. Ils ont été tout autant mobilisés pendant la pandémie que les employés de Carrefour, Auchan ou Casino.

Délocalisations impossibles

Et ce n’est pas la nationalité d’un di...


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