ÉDITO - Charles Michel a perdu tout honneur avec le "Sofagate"

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La vidéo, devenue virale, a été baptisée "Sofagate", ou "affaire du Sofa". On y voit les dirigeants de l'exécutif européen, le président du Conseil Charles Michel et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, reçus par le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Mais il n'y a qu'une chaise pour deux, et la manière dont la scène se déroule dit beaucoup des équilibres politiques en présence, selon l'éditorialiste international d'Europe 1 Vincent Hervouët. 

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La vidéo enchante l'électorat d'Erdogan

"On voit Charles Michel se précipiter sur le fauteuil, s'y vautrer, puis jeter un coup d'œil à Ursula von der Leyen, qui reste plantée debout. Les deux hommes sont assis. Elle pourrait protester, mais sans doute que le décor l'accable. Ce palais de mille pièces, les caméras qui tournent…. Alors, elle dit 'hum', et c'est tout. Elle s'assoit sur le divan, à côté. Il a beau faire quatre mètres de large, c'est un strapontin. Les deux autres présidents ne lui demandent pas d'aller chercher un café, mais c'est tout comme.

Cette scène n'est pas un accident. Elle a été préméditée. Le protocole sert à mettre le respect en scène, ou bien le mépris. Recep Tayyip Erdogan sait très bien qu'il y a deux têtes à l'exécutif européen et qu'il faut prévoir deux chaises. Il a remis la femme à sa place selon lui, de côté et un peu en dessous. La vidéo enchante les islamistes et les natio...


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