Écriture inclusive : l'orthographe et la grammaire sont-elles sexistes ?

Monsieur le maire d'Arcueil, dans le Val-de-Marne, corrige le bulletin municipal. Christian Métairie a l'égalité des genres en étendard. Il a donc choisi l'écriture inclusive pour s'adresser à ses administrés. Sous sa plume, les mots parlant d'hommes et de femmes comportent à la fois le masculin et le féminin. Une règle de grammaire sexiste À ses yeux, l'une des premières règles de grammaire que l'on apprend à l'école est sexiste. "Cette fameuse phrase 'le masculin l'emporte sur le féminin' est une phrase d'une violence extrême vis à vis des femmes. Or, c'est ce que l'on apprend à l'école : le masculin l'emporte sur le féminin. Ce n'est pas qu'une construction grammaticale", argue-t-il. En écriture inclusive, les métiers peuvent être féminisés. "Auteur" devient donc "autrice". Pour le rédacteur du bulletin municipal, cette grammaire est encore parfois à inventer. "C'est encore plus ou moins expérimental parce que l'Académie Française n'a pas vraiment tranché", explique le journaliste Victor Saliceti.