Ils écoutent les baleines avec la fibre optique, pour « faire avancer les connaissances et participer à leur préservation »

La baleine bleue. Le rorqual commun. Ce sont les deux plus grands mammifères que l’on peut croiser sur notre Planète. Ou plus exactement, dans nos océans. Jusqu’à une trentaine de mètres de long et plus de 150 tonnes. Ce sont de véritables mastodontes. Pourtant, les chercheurs peinent encore à les étudier, à savoir où elles vivent, où elles se reproduisent, où elles se nourrissent et pourquoi elles vocalisent. Sans doute parce que l’environnement dans lequel évoluent les baleines est immense, lui aussi.

« Des plus grandes baleines, les biologistes marins savent qu’elles se reproduisent aux pôles et qu’elles se nourrissent dans des eaux plus tempérées. Et ce n’est pas pour moi une manière de simplifier le sujet pour le mettre à votre portée. C’est vraiment à peu près tout ce que les chercheurs savent de ces drôles d’animaux », nous raconte Léa Bouffaut, chercheuse en postdoc à l’université de Cornell (États-Unis) au sein du K. Lisa Yang Center for Conservation Bioacoustics. Mais, grâce aux travaux auxquels elle a pris part à l’université norvégienne des sciences et des technologies (NTNU), les choses pourraient bien évoluer dans un avenir proche.

Très récemment encore, les chercheurs ont découvert une nouvelle population de baleines bleues résidente à l’année de la Nouvelle-Zélande. « Les baleines bleues, malgré leur taille, sont très discrètes. Les habitants savaient qu’elles vivaient là l’été. Mais des hydrophones ont permis de les enregistrer tout au long de l’année. Battant en brèche l’idée que toutes ces baleines migrent pour se reproduire », nous raconte Léa Bouffaut, chercheuse en postdoc à l’université de Cornell (États-Unis). © Richard Carey, Adobe Stock
Très récemment encore, les chercheurs ont découvert une nouvelle population de baleines bleues résidente à l’année de la Nouvelle-Zélande. « Les baleines bleues, malgré leur taille, sont très discrètes. Les habitants savaient qu’elles vivaient là l’été. Mais des hydrophones ont permis de les enregistrer tout au long de l’année. Battant en brèche l’idée que toutes ces baleines migrent pour se reproduire », nous raconte Léa Bouffaut, chercheuse en postdoc à l’université de Cornell (États-Unis). © Richard Carey, Adobe Stock

La bioacoustique pour percer les secrets de l’océan

« La bioacoustique, c’est un moyen privilégié d’étudier ce qui se passe sous l’océan. » Tendre l’oreille pour percer les secrets de ce monde dans lequel nos yeux ne sont pas d’une grande utilité — parce qu’il y fait vite sombre —, cela semble une bonne...

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