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En Écosse, une loi contre l'incitation à la haine accusée d'entraver la liberté d'expression

L'entrée en vigueur, lundi en Écosse, d'une nouvelle loi contre l'incitation à la haine provoque une vive polémique. Destinée à punir les agressions, notamment à l'encontre des personnes transgenres, elle est perçue par ses opposants comme une menace à la liberté d'expression. Parmi eux, l'autrice à succès et créatrice de Harry Potter, J.K. Rowling. De son côté, le gouvernement écossais dénonce une campagne de désinformation.

"J'ai hâte d'être arrêtée à mon tour", a défié J.K. Rowling. Depuis plusieurs années, la romancière à succès, créatrice de "Harry Potter", publie régulièrement des messages virulents à l'encontre des personnes transgenres sur les réseaux sociaux. Une posture qui lui vaut, depuis lundi 1er avril, d'être au centre de l'attention alors qu'entre en vigueur en Écosse, où elle réside, la controversée loi "Hate Crime and Public Order Act". L'objectif de ce texte : renforcer une loi de 1986 qui criminalisait les incitations à la haine raciale en l'ouvrant aux discriminations visant l'âge, le handicap, la religion, l'orientation sexuelle ou encore l'identité transgenre d'un individu.

Dans le détail, "toute incitation à la haine, qu'elle soit verbale, physique, ou écrite, qu'elle ait lieu en ligne, en public ou dans la sphère privée, peut désormais être considérée comme un crime", passible d'une peine allant jusqu'à sept ans de prison, explique Sarah Pedersen, professeure en communication et spécialiste de l’engagement des femmes en politique à l’université Robert-Gordon d’Aberdeen.


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