En Écosse, le Brexit nourrit les velléités indépendantistes

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Une nouvelle page des relations entre les Britanniques et les Européens s’ouvre en ce 1er janvier 2021. Aujourd’hui entre en vigueur l’accord commercial conclu le 24 décembre, onze mois après la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), un Brexit souvent mal vécu par des Écossais.

Le Brexit risque d’accentuer les divisions régionales au sein du Royaume-Uni. L’île est profondément divisée depuis le référendum de 2016 sur le Brexit. Si l'Angleterre et le Pays de Galles avaient voté pour la rupture, l'Écosse, elle, avait plébiscité le maintien et une bonne partie de la population se montre désormais ouverte aux thèses indépendantistes.

Plus de six ans après le premier référendum, le vent semble ainsi avoir tourné en Écosse. Les sondages effectués ces derniers mois montrent tous un penchant clair pour le « oui » à l’indépendance, entre 53% et 58%.

La nation écossaise avait vécu comme un véritable coup de massue, la victoire des partisans du Brexit. Elle avait voté à 62% pour rester au sein de l’Union européenne.

« Tracer notre propre avenir en tant que nation européenne indépendante »

La Première ministre écossaise n’a pas attendu longtemps après l’annonce de la conclusion d’un accord commercial entre le Royaume-Uni et l’UE, le 24 décembre, pour annoncer la couleur. « Le Brexit arrive contre la volonté du peuple d'Écosse et aucun accord ne pourra jamais compenser ce que le Brexit nous enlève. Il est temps de tracer notre propre avenir en tant que nation européenne indépendante », a tweeté Nicola Sturgeon.

Mais toute déterminée qu’elle est, la cheffe du gouvernement écossais se heurte toutefois à un obstacle de taille : il lui faut obtenir l’aval du Premier ministre britannique pour organiser une nouvelle consultation. Or, Boris Johnson y est fermement opposé.

Les élections locales de mai prochain pourraient-elles changer la donne ? Nicola Sturgeon bénéficie d’un fort taux de popularité notamment pour sa gestion de la pandémie de Covid-19. Une forte victoire du SNP, le parti nationaliste écossais, accentuerait la pression sur Londres.

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