Pour économiser l’énergie, le ministère de l’Écologie ferme ses locaux pendant 4 jours

Les agents travaillant à l’hôtel de Roquelaure seront en télétravail obligatoire pendant quatre jours pour un test consistant à couper l’éclairage et le chauffage
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POLITIQUE - Chauffage en mode « hors gel », extinction des lumières et télétravail obligatoire. Neuf bâtiments de l’État dépendant du ministère de la Transition écologique et de celui de la Transition énergétique vont mener une expérience du 30 décembre au lundi 2 janvier inclus. La mesure s’appliquera à plusieurs milliers d’agents qui travaillent à l’hôtel de Roquelaure, situé sur le boulevard Saint-Germain à Paris, dans des bâtiments du quartier d’affaires de La Défense ou encore à Angers, d’après une information du Parisien dont Le HuffPost a pu avoir confirmation.

Le but : extinction totale de l’éclairage, mise en veille des appareils électronique et passage des radiateurs en mode « hors gel ». Les services de Christophe Béchu et Agnès Pannier-Runacher expliquent toutefois que ce n’est pas la première fois qu’une telle expérimentation est mise en œuvre : « À la Toussaint, nous avions déjà mené un test durant quatre jours. Mais la différence est qu’à ce moment-là, les bâtiments n’étaient pas chauffés. »

Une telle fermeture est-elle efficace ou s’agit-il d’un simple coup de communication ? Pour les experts, au moins trois jours sont nécessaires pour qu’elle soit bénéfique, souligne-t-on au ministère de la Transition énergétique. Sinon, l’énergie dépensée pour tout remettre en route pourrait ne pas compenser les économies réalisées.

Mais l’entourage d’Agnès Pannier-Runacher, qui pilote l’expérience, assure que l’opération n’est pas un coup de comm’. « On ne dispose pas de chiffres pour savoir si le télétravail des agents est pertinent pour économiser de l’énergie, c’est justement pour cela que nous réalisons ces tests afin d’avoir des données permettant de regarder ce qui fonctionne, » justifie l’entourage d’Agnès Pannier-Runacher, qui pilote l’expérience.

Un suivi d’une centaine d’agents

En octobre, la Première ministre avait dévoilé un plan de sobriété énergétique pour les administrations censé donner l’exemple. Parmi les mesures, on retrouvait l’incitation au télétravail qui, en plus de limiter le chauffage dans les bâtiments publics, peut permettre de limiter les déplacements.

Pour le test organisé à compter de ce vendredi dans les ministères en lien avec l’écologie, la période choisie s’étale sur un week-end, à un moment où de nombreux agents profitent encore des vacances de fin d’année. « Ça ne fausse pas les résultats puisque le bâtiment est de toute façon chauffé », défend le ministère, qui ajoute que le but est que cela soit « le moins contraignant possible ».

Autre question qui se pose : rien ne garantit que l’agent ne montera pas le chauffage chez lui ou n’utilisera davantage des appareils électriques.

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et l’Institut français pour la performance du bâtiment (Ifpeb) sont en tout cas chargés de recueillir et d’analyser les résultats de ces fermetures. Une centaine d’agents sont suivis plus précisément, avec une analyse de leurs compteurs Linky et de leurs déplacements, pour tenir compte de l’impact des comportements individuels. Le ministère indique également que le sentiment des salariés sur l’expérience et leur consommation seront recueillis. Un autre test pourrait avoir lieu si l’Ademe et l’Ifpeb considèrent que des données supplémentaires sont nécessaires.

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