PSA et Fiat-Chrysler scellent leur mariage

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Ce lundi 4 janvier, les principaux actionnaires de PSA et ceux de l'italo-américain Fiat Chrysler Automobiles ont approuvé le projet de fusion entre les deux groupes. Ce mariage donnera naissance au quatrième groupe automobile mondial.

L'union entre PSA et Fiat-Chrysler devrait regrouper plus de 400 000 salariés à travers le monde pour un volume de ventes de près de 8 millions de véhicules en 2019, soit avant la crise sanitaire. La nouvelle entité, nommée Stellantis, abriterait alors sous le même toit 14 marques connues comme Peugeot, Jeep, Fiat, Alfa Romeo ou Maserati.

Si aucune fermeture d’usine n’est prévue, ce rapprochement devrait permettre aux deux groupes de faire des économies : environ 5 milliard d'euros par an, en réduisant leurs coûts de développement et de construction. Grâce à cette union, Fiat-Chrysler pourrait renforcer sa présence en Europe en profitant de la bonne implantation de PSA sur le vieux continent. De son côté, le groupe français pourrait se réimplanter aux États-Unis grâce à son allié italo-américain.

La fusion de ces deux géants a obtenu fin décembre le feu vert de la Commission européenne mais pas sans conditions. Les deux groupes se sont en effet engagés à respecter la concurrence sur le marché européen des camionnettes utilitaires légères, où ils sont déjà très présents.

Le rêve de Carlos Ghosn

Le patron de PSA Carlos Tavares, qui prendra les commandes de la nouvelle entité, ne pouvait-il pas espérer meilleure revanche sur son ancien rival Carlos Ghosn ? Numéro 2 de Renault avant d'être congédié, le franco-portugais accomplit le rêve du dirigeant déchu en formant un géant mondial de l’automobile.

Carlos Tavares, 62 ans, travaille ardemment à cette opération depuis des mois aux côtés de la famille Peugeot. Cette fusion est le point d’orgue d’une carrière jalonnée d’autres succès industriels, du redressement de PSA à l’intégration d’Opel. Avec à chaque fois, une obsession : la performance. Devenu rentable, le groupe l'est surtout resté.

Carlos Tavares parviendra-t-il à réaliser la transformation industriel de Fiat tout en réalisant les synergies annoncés et sans fermer une seule usine ? Le défi est de taille pour le futur directeur général de Stellantis