Crise. Derrière la chute de l’économie européenne, des signaux plus positifs

Courrier international (Paris)
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La zone euro a enregistré une baisse de 12,1 % de son PIB, a annoncé vendredi l’Office européen de statistiques, et la chute touche aussi bien sa première économie, l’Allemagne, que la France ou l’Espagne.

C’est une chute “historique”, titre le New York Times : au deuxième trimestre, la zone euro a enregistré une baisse de 12,1 % de son produit intérieur brut (PIB), a annoncé vendredi l’Office européen de statistiques. En rythme annuel, la baisse atteint 40.3 %, “dépassant largement la contraction de l’économie américaine, qui a atteint 32,9 % sur la même période”, explique le Wall Street Journal.

Le quotidien économique new-yorkais précise qu’il s’agit de “la baisse la plus forte” depuis qu’un indicateur comparable a été créé en 1995. Dans un éditorial, le Financial Times s’inquiète d’“un moment dangereux pour l’économie mondiale” : “L’Europe souffre […]. Sa plus grande économie, l’Allemagne, a enregistré une chute de 10,1 % de son PIB […], la plus rapide depuis que la République fédérale a commencé à le mesurer en 1970. L’Espagne et la France s’en sortent encore plus mal, selon les chiffres publiés vendredi.”

Conséquence immédiate : les marchés européens ont enchaîné une seconde séance de baisse importante vendredi. Madrid a enregistré le recul le plus important, de – 1,70 %. Il est suivi par Londres (– 1,54 %), Paris (– 1,43 %), puis Milan (– 0,71 %) et Francfort (– 0,54 %).

Et pourtant, le New York Times estime que, “derrière les chiffres qui font la ‘une’, l’Europe montre des signes de résistance prometteurs” :

L’Allemagne a vu une baisse du nombre de chômeurs, des études sur la croissance des capacités de production dans l’industrie ont montré une confiance accrue, pendant que l’

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