Économie : les classes moyennes profitent le moins du plan de relance

Quels sont les salariés dont le revenu a le plus diminué à cause du chômage partiel ? Pour Sylvain Lipinski, coiffeur, la période est difficile. L’État prend en charge 84% de son salaire, mais son employeur ne compense pas la différence. "Le salon n’est pas ouvert, il n’y a pas de clientes, il n’y a aucun moyen de pouvoir combler le salaire", explique-t-il. Les classes moyennes, celles qui perçoivent environ 1 700 euros nets par mois, sont les plus concernées par le chômage partiel avec -0,4% de revenus en moyenne. Les plus modestes sont moins touchés, car l’État compense le SMIC à 100% en cas d’activité partielle. Enfin, les plus aisés, la baisse de revenus est limitée car de nombreux cadres continuent plus souvent leur activité en télétravail. Environ 5 millions de personnes ont bénéficié du chômage partiel entre mars et juillet dernier. L’Europe bloque le plan de relance Une grande partie du plan de relance, 40 milliards sur 100, doit être financée par l’Europe. Mais celle-ci ne parvient pas à faire adopter son propre plan de relance, bloquée par la Pologne et la Hongrie. "Les deux coincent sur le fait de conditionner les subventions européennes au respect de l’État de droit, c’est-à-dire au respect des libertés fondamentales des citoyens", indique le journaliste France Télévisions Julien Gasparutto, en direct depuis Bruxelles (Belgique).