Économie : les États-Unis et le Royaume-Uni peaufinent leur entente douanière

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Alors que les négociations autour du Brexit piétinent entre Bruxelles et Londres, le Royaume-Uni veut s'entendre avec les États-Unis sur une baisse des droits de douane imposés dans le cadre du conflit commercial autour des subventions européennes à Airbus. La semaine dernière, Londres a fait un geste en annonçant l'abandon de ses propres taxes imposées sur des produits américains. Résultat: bon nombre de taxes sur les produits britanniques pourrait baisser en retour, et notamment celles imposées sur le célèbre whisky écossais, le produit d'exportation par excellence.

En se désolidarisant de l'Union européenne, Londres comptait négocier rapidement un accord de libre-échange promis par le président Donald Trump et mis en avant par le Premier ministre britannique, Boris Johnson, comme possible avantage du Brexit.

Ces attentes ont été tempérées par Robert Lightizer, le représentant au Commerce pour l'administration Trump. Le responsable américain a suggéré que les États-Unis pourraient, en effet, baisser les droits de douane punitifs, entre autres, sur le whisky écossais. Mais sur l'éventualité d'obtenir un vaste accord post-Brexit, il s'est montré plus prudent.

Londres espérait signer cet accord dès 2020, mais la pandémie et la transition du pouvoir à la Maison Blanche ont retardé les discussions. Selon Robert Lightizer, l'accord est toujours possible, mais pas sans compromis. Le Royaume-Uni pourrait par exemple accepter d'importer les produits tels que le poulet lavé au chlore ou le bœuf aux hormones, selon des normes beaucoup moins strictes que celles de l'Europe.

L'accord dépendra en outre des futures relations entre le Royaume-Uni et l'UE. L'UE, de loin le principal partenaire commercial des États-Unis, a reconnu le responsable américain.