Ecologie radicale, intégrale, sociale… Comprendre les mots des candidats de la primaire écologiste

·1 min de lecture

Écologie sociale, décroissance, écologie radicale ou radicalité environnementale : de Yannick Jadot à Sandrine Rousseau, Éric Piolle ou Delphine Batho, ces termes ont été utilisés à l’envi par les candidats à la primaire écologiste. Ils demandent cependant à être expliqués pour pouvoir être compris des non-initiés. Une première précision s’impose. Les mots, dans l’espace politique, sont généralement utilisés de manière performative, en fonction de l’effet de mobilisation qu’ils peuvent avoir sur les publics visés, et notamment sur les relais d’opinion. Ce sont là des éléments de base de communication politique, qui ne sont nullement spécifiques aux Verts. Quand les candidats de droite se présentent comme "libres" (Valérie Pécresse) ou "conservateurs" (François Fillon), ce n’est pas pour faire de l’histoire des idées, mais dans le but de se différencier de leurs rivaux et de mobiliser dans différents publics.

L’exercice n’est pas aisé : le chercheur Manuel Cervera-Marzal suggère ainsi que la gauche radicale doit aujourd’hui arriver à assembler la France des quartiers et de l’immigration, les urbains progressistes, une partie de la France périphérique incarnée par les Gilets jaunes et le salariat du secteur public, ce qui paraît évidemment plus difficile que de rassembler la classe ouvrière, comme c’était son but dans les années 1960.

Une histoire des idées au long terme

Nous observons cependant que les mots utilisés dans les programmes des candidats écologistes recouvrent souv...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles